23 mai 2011

Les femmes et la guerre. Le viol et le sida comme armes de guerre

Depuis la nuit des temps les femmes font-elles l'objet de récompenses de guerre, butins et esclaves sexuelles à consommer comme bon il plaira aux soldats qui en oublient leur mère, leurs soeurs, leurs épouses, leurs filles, leurs grands-mères, leurs tantes, leurs nièces, leurs amours d'enfance. Il serait vain de remonter la ligne du temps, de visiter les régions du globe ou de dresser la liste des pays coupables, c'est à en donner la nausée, à meurtrir les entrailles, à abîmer l'âme, à contusionner mon identité de femme. D'ailleurs, les risques d'être violées et la maternité — et ce que l'on choisit, ou non, d'en faire — sont des lieux qui nous rassemblent toutes, peu importe les âges du monde, peu importe les nations. Ce qui ne veut toutefois pas dire de fermer les yeux et passer sous silence. Au contraire. Dénoncez. Dénonçons. Et sachez que le XXe siècle y est allègrement allé d'une valeur ajoutée: celle d'utiliser le sida afin d'éradiquer des populations. Les Rwandaises et les Yougoslaves y ont notamment goûté. Aujourd'hui, c'est au tour des Libyennes., alors que pendant ce temps, femmes et filles ivoiriennes doivent échanger services sexuels contre nourriture et eau dans l'espoir de survivre.
Le viol est un crime contre l'humanité.
Le viol est un coup de sabre dans la reconstruction d'une nation.
Le viol, c'est aussi l'affaire des époux, des pères et des fils qui voient à jamais brisées les vies des femmes qu'ils aiment.




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16 mai 2011

L'effet Larsen

« Nos existences prennent parfois l'allure de cavernes, nos actes d'échos:
on décide les choses dans un but manifeste,
on hurle depuis un lieu précis à l'intérieur de soi,
mais le résultat s'entend ailleurs,
ricoche sur les parois,
revient en boomerang d'un endroit précis,
avec un nouveau timbre,
une nouvelle couleur. »
Delphine Bertholon, L'effet Larsen

Emerald Lake, Parc National Yoho, Canada
© Julie Côté


L'effet Larsen partage son trône avec mes autres lectures coupables en attente d'un moment libre précieux et — malheureusement — trop rarissime. Mais chaque fois qu'une tempête intérieure vient me bouleverser, je reviens vers cet extrait, en me disant qu'il vaut mieux vivre passionnément que de mourir au quotidien.






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